ABDA : Aucune raison de constituer des stocks de médicaments à cause du coronavirus
L'Association allemande des pharmaciens (ABDA) assure que la pandémie de coronavirus n'a pas entraîné de pénuries de médicaments en Allemagne. L'organisation souligne toutefois les problèmes d'approvisionnement de longue date.

L'Association allemande des pharmaciens (ABDA) a déclaré qu'il n'y avait aucune raison de constituer des stocks de médicaments ou de demander des ordonnances supplémentaires en raison de la pandémie de coronavirus. Selon le vice-président de l'ABDA, Mathias Arnold, les pharmacies, les grossistes et les fabricants n'ont observé aucune perturbation significative de l'approvisionnement en médicaments suite à la crise.
M. Arnold a cependant souligné que les pénuries de médicaments constituaient un problème de longue date dans le système de santé allemand, et ce, avant même la crise du coronavirus. L'Institut fédéral des médicaments et des dispositifs médicaux (BfArM) liste continuellement des centaines de médicaments présentant des problèmes d'approvisionnement. En 2019, 18 millions de boîtes ont été affectées par des difficultés d'approvisionnement, soit près du double par rapport à l'année précédente.
Les pharmacies sont constamment tenues d'agir en tant que gestionnaires de crise pour assurer l'accès des patients aux médicaments. Cela implique de contacter les pharmacies voisines, les grossistes et les fabricants, et, si nécessaire, de collaborer avec les médecins pour organiser des changements de traitement. De plus, les pharmacies ont produit leurs propres désinfectants lorsqu'ils n'étaient plus disponibles en magasin.
L'ABDA propose des solutions, telles que l'attribution de contrats de fourniture à plusieurs fabricants pour éviter que la défaillance d'un seul fournisseur n'interrompe les livraisons. L'association préconise également une augmentation de la production de substances actives et de médicaments au sein de l'UE ainsi que des restrictions à l'exportation pendant les périodes de pénurie d'approvisionnement. Bien que la crise souligne ces besoins, M. Arnold insiste sur le fait qu'il n'y a pas lieu de paniquer ou de faire des réserves.