Les propriétaires involontaires se multiplient sur les marchés immobiliers où les prix baissent
La baisse des prix de l'immobilier pousse les vendeurs à envisager la location plutôt que la vente. Cette tendance entraîne une augmentation des "propriétaires involontaires" sur les marchés à la demande réduite.

Le nombre de "propriétaires involontaires" – des propriétaires contraints de louer leurs biens immobiliers au lieu de les vendre – est en augmentation sur les marchés où les prix des logements diminuent. Ce phénomène est particulièrement visible dans les régions où les prix ont connu des corrections importantes par rapport à leurs sommets.
Les analyses suggèrent que les marchés enregistrant les plus fortes baisses de prix tendent à voir davantage de vendeurs convertir leurs propriétés en locations. Cette décision découle souvent d'une réticence à accepter des offres jugées trop basses, faisant de la location une alternative plus attrayante qu'une réduction de prix substantielle.
Cependant, devenir un "propriétaire involontaire" soulève également des questions fiscales. Bien que les plus-values sur la vente de la résidence principale puissent être exonérées d'impôt sous certaines conditions, la reprise des amortissements pendant la période de location peut être imposée séparément à un taux fédéral pouvant atteindre 25 %. Cette implication fiscale peut surprendre ceux qui n'y sont pas préparés.
Parmi les grandes zones métropolitaines, Denver, Houston et Austin présentent les plus fortes proportions de "propriétaires involontaires". Inversement, Boston, Providence et New York affichent des proportions plus faibles. Cette tendance reflète des dynamiques de marché plus larges où l'augmentation de l'offre entraîne une concurrence accrue pour les vendeurs.