L'ADAC transforme des véhicules en ateliers de dépannage selon des critères stricts
L'ADAC transforme environ 220 véhicules par an en voitures d'assistance routière dans ses ateliers spécialisés. Chaque véhicule doit passer par un processus d'approbation rigoureux, y compris des tests de sécurité.
L'ADAC transforme des voitures particulières standard en ateliers mobiles pour son service d'assistance routière. Chaque véhicule d'assistance est équipé d'environ 500 kilogrammes d'équipement spécialisé supplémentaire.
Rudolf Hofmann, chef de l'atelier d'assistance routière de l'ADAC, indique qu'ils transforment environ 220 véhicules par an au centre technique de l'ADAC à Landsberg. L'ADAC exploite une flotte d'environ 1 700 véhicules d'assistance routière dans tout le pays, gérés par près d'autant de chauffeurs. Ces véhicules doivent répondre à des exigences strictes avant d'être déployés comme "anges jaunes" sur la route.
Le processus de sélection de ces véhicules s'étend sur plusieurs mois. Hofmann fournit aux constructeurs automobiles potentiels un cahier des charges technique de treize pages détaillant des exigences telles que la capacité de charge utile, la hauteur du bord de chargement et les systèmes électriques. La visibilité périphérique du véhicule est également essentielle, notamment pour des tâches telles que le remorquage. Les sièges doivent répondre à des normes élevées de confort et d'ergonomie, car les chauffeurs passent une partie importante de leur journée de travail dans le véhicule.
Lors de leur arrivée dans l'installation de Landsberg, les modèles de véhicules appropriés sont largement démontés. Ils sont ensuite reconstruits avec un système électrique et d'autres équipements adaptés aux spécifications de l'ADAC. La hauteur de ces véhicules, y compris le gyrophare jaune monté, est maintenue en dessous de deux mètres pour faciliter l'accès aux parkings souterrains.
Après avoir réussi les premières étapes de sélection, chaque véhicule subit un crash-test conformément aux normes européennes EuroNCAP. Ce test vérifie que l'équipement installé est solidement fixé et ne présente aucun risque en cas d'accident. Des contrôles spécifiques sont effectués pour s'assurer qu'une cloison empêche les objets détachés de devenir des projectiles ou de blesser le conducteur, et que le véhicule lui-même résiste à l'impact. Seuls les types de véhicules jugés sûrs et appropriés passent à la phase de conversion finale.