Droit d'auteur IA : Thaler critique la décision du bureau indien
Stephen L Thaler soutient que le Bureau indien du droit d'auteur a correctement reconnu l'art généré par IA comme protégeable, mais a erré en lui attribuant la paternité.

Stephen L Thaler, créateur du système d'IA DABUS, a critiqué une décision du Bureau indien du droit d'auteur concernant une œuvre d'art générée par son IA. Bien que le bureau ait reconnu l'œuvre comme originale et donc éligible à la protection du droit d'auteur, il a attribué la paternité à Thaler. Thaler soutient que cela constitue une fiction juridique qui déforme la réalité actuelle de l'intelligence artificielle.
Thaler oppose l'approche de l'Inde à celle des États-Unis. Il considère la position de l'Inde comme plus avancée pour avoir reconnu l'originalité de l'œuvre. Selon lui, le Bureau du droit d'auteur des États-Unis a rejeté à plusieurs reprises la protection du droit d'auteur pour les œuvres dépourvues d'auteur humain. La loi indienne sur le droit d'auteur, en particulier l'article 2(d)(vi), permet la protection des œuvres générées par ordinateur et attribue la paternité à la personne qui "fait créer l'œuvre".
Les autorités indiennes ont fondé leur décision sur le principe selon lequel "l'autonomie dans l'exécution n'est pas synonyme de la conception d'une œuvre". Thaler conteste cela, affirmant que le système DABUS développe indépendamment des idées sans commande humaine directe. Il soutient que l'IA elle-même était le créateur de l'œuvre. C'est l'élément central de sa stratégie juridique, malgré le rejet par plusieurs organismes internationaux.
Thaler souligne également une incohérence dans le registre des droits d'auteur de l'Inde, citant l'outil d'IA RAGHAV comme co-auteur d'une œuvre d'art en 2020. Il pense que cela démontre des contradictions internes au sein du Bureau indien du droit d'auteur. La décision a fait suite à un long processus, et Thaler exprime sa frustration face aux retards bureaucratiques.