Les craintes liées à l'IA alimentent la tendance du "fait main" en matière de marque
Un nombre croissant de marques adoptent une esthétique "faite main", motivé par la menace perçue de l'IA et un désir de différenciation. Cependant, cette tendance risque de devenir superficielle.

De nombreuses entreprises privilégient récemment un aspect "fait main" ou "dessiné" pour leurs identités de marque. Cette tendance, qui intègre des éléments tels que la typographie manuscrite et des formes imparfaites, a gagné du terrain parallèlement aux progrès rapides de l'intelligence artificielle (IA).
Les designers perçoivent l'IA comme une menace et sont donc enclins à se distancer des outils purement numériques. L'esthétique "faite main" offre un moyen de souligner l'humanité et l'unicité dans un paysage concurrentiel où de nombreuses marques recherchent la distinction. Panera Bread et St. Regis, par exemple, ont adopté de tels éléments pour se démarquer et établir un lien avec les consommateurs.
Cependant, les experts avertissent que la tendance peut devenir superficielle si elle n'est pas profondément ancrée dans le concept fondamental d'une marque. La simple imitation d'une apparence "faite main" externe sans substance réelle risque de nuire à la crédibilité. Cette tendance rappelle des mouvements de design antérieurs comme le skeumorphisme et le grunge, qui ont également perdu de leur impact à force d'être surutilisés.
Pour que les marques bénéficient réellement de cette tendance, elles doivent ancrer leurs choix de conception dans le contexte et les valeurs de l'entreprise. Un sentiment authentiquement humain doit découler d'une compréhension plus profonde de ce que signifie laとhumanité pour la marque, et non pas seulement d'une imitation externe. Les designers sont également encouragés à explorer des moyens de collaborer avec l'IA plutôt que de la craindre uniquement.