Les indices d'écriture par IA évoluent, selon un rapport de The Economist
Un nouveau rapport de The Economist analyse les schémas actuels dans l'écriture générée par IA, suggérant que les hypothèses courantes, comme l'usage excessif de tirets cadratins, pourraient ne plus être des indicateurs fiables.

Un nouveau rapport de The Economist propose une analyse actualisée des signes distinctifs de l'écriture générée par intelligence artificielle (IA), remettant en question les croyances répandues sur ses caractéristiques.
L'étude a comparé des textes produits par des modèles d'IA, notamment ChatGPT et Google Gemini, à des articles rédigés par des humains pour des sources d'information et à des extraits littéraires. L'analyse portait sur plus de 55 000 phrases et 1,2 million de mots.
Une constatation importante remet en question l'idée selon laquelle l'usage excessif du tiret cadratin (—) serait un marqueur définitif de l'écriture par IA. The Economist a découvert que seul un modèle testé, Claude, utilisait des tirets cadratins plus fréquemment que les humains. Le rapport suggère plutôt qu'un manque de ponctuation et la prévalence de phrases longues, où "et" est une conjonction fréquente, pourraient être de meilleurs indicateurs de contenu généré par IA.
Cependant, le rapport confirme certaines observations antérieures. Les textes générés par IA sont souvent caractérisés par leur prolixité, une tendance à utiliser des mots plus rares et un jargon scientifique, ainsi qu'une préférence pour les nominalisations (noms dérivés de verbes). L'IA emploie également fréquemment des procédés rhétoriques tels que "ce n'est pas X, c'est Y" et la règle de trois, ce qui peut conduire à des structures de phrases monotones et des paragraphes uniformes.
À mesure que les modèles d'IA évoluent rapidement, leur identification devient de plus en plus difficile. Selon le rapport de The Economist, une écriture verbeuse mais peu ponctuée est actuellement l'indicateur le plus probable de contenu généré par IA.