Alvarez & Marsal : Les valorisations des banques allemandes et européennes ont augmenté en 2025
L'analyse d'Alvarez & Marsal montre que les banques européennes et allemandes ont considérablement surperformé le marché au premier semestre 2025, grâce à des baisses de taux d'intérêt et de solides résultats.

Le cabinet de conseil Alvarez & Marsal a publié en juin 2026 son dernier rapport "Valuation Insights", détaillant les tendances de valorisation des banques allemandes et européennes jusqu'à septembre 2025. Le rapport souligne une période de forte performance pour le secteur bancaire, avec des rendements pour les actionnaires dépassant largement ceux du marché boursier plus large.
Les banques européennes ont réalisé un rendement total pour les actionnaires de 26,7 %, tandis que les banques allemandes ont affiché un rendement encore plus élevé de 46,6 %. Ces gains ont été attribués aux baisses de taux de la Banque Centrale Européenne (BCE), aux solides résultats financiers du premier semestre et aux résultats positifs des tests de résistance, qui ont collectivement renforcé la confiance des investisseurs.
Le rapport a noté que les ratios cours/valeur comptable (C/VC) ont atteint des sommets records, s'élevant à 1,37x pour les banques européennes et 0,95x pour les banques allemandes. Parallèlement, le coût implicite des capitaux propres a diminué à 11,5 % pour les institutions européennes et 10,5 % pour leurs homologues allemands. Il est à noter que les ratios cours/bénéfice (C/B) des banques allemandes ont dépassé ceux de leurs pairs européens pour la première fois depuis décembre 2020, reflétant des réductions de coûts substantielles et des améliorations de la structure du capital dans les grandes institutions financières allemandes.
Outre les multiples de négociation, le rapport a également examiné les fusions et acquisitions. Au cours des neuf premiers mois de 2025, le volume des transactions bancaires européennes a atteint 37,1 milliards d'euros. Les multiples obtenus dans ces transactions, basés sur les ratios C/VC, étaient supérieurs de 13 % à ceux des banques cotées comparables.