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Alvarez & Marsal : Nouvelle loi clarifiant la doctrine de la substance économique

Alvarez & Marsal analyse la nouvelle législation américaine codifiant la doctrine de la substance économique en droit fiscal. La loi renforce les précédents juridiques et introduit de nouvelles sanctions.

2 octobre 2026
Alvarez & Marsal : Nouvelle loi clarifiant la doctrine de la substance économique
Image générée par IA à titre d'illustration

Le cabinet de conseil en management Alvarez & Marsal a analysé la nouvelle législation américaine qui codifie la doctrine de la substance économique, précédemment établie par la jurisprudence. Promulguée le 30 mars 2010, la loi vise à clarifier les règles et à lutter contre l'évasion fiscale lorsque les transactions sont structurées principalement pour des avantages fiscaux sans véritable objectif économique.

Le nouveau Code des impôts (Internal Revenue Code) Section 7701(o) établit un test en deux parties pour l'application de la doctrine. Premièrement, une transaction doit modifier de manière significative la position économique du contribuable. Deuxièmement, le contribuable doit avoir un objectif substantiel pour conclure la transaction. Les deux conditions doivent être remplies pour que les avantages fiscaux soient reconnus. Les avantages comptables financiers ne seront pas considérés comme un objectif s'ils découlent d'une réduction de l'impôt fédéral sur le revenu.

La loi introduit également des dispositions de pénalité importantes. Une pénalité de 20 % s'applique aux sous-paiements d'impôts attribuables à des transactions manquant de substance économique et qui sont divulguées à l'IRS. Pour les transactions non divulguées, la pénalité passe à 40 %. Il n'y a aucune exception à ces pénalités, y compris pour cause raisonnable.

Alvarez & Marsal souligne que la nouvelle loi ne s'applique qu'aux transactions conclues après sa date d'entrée en vigueur, le 30 mars 2010. Certaines transactions commerciales fondamentales, telles que le choix entre le financement par dette et par fonds propres ou les décisions relatives à la structure de l'entreprise, ne sont pas modifiées par la nouvelle loi. L'analyse met l'accent sur une approche basée sur les faits pour chaque transaction, et les autorités fiscales ne prévoient pas d'émettre des exemptions générales.

Source originale: alvarezandmarsal.com