La pollution de l'air ambiant cause des millions de décès prématurés dans le monde
La pollution de l'air ambiant, principalement due aux particules fines, entraîne chaque année environ 4,2 millions de décès prématurés dans le monde. La majorité de ces décès survient dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

La pollution de l'air ambiant (extérieur) représente un risque majeur pour la santé, affectant les populations des pays à revenu faible, intermédiaire et élevé. Selon les estimations de 2019, la pollution de l'air extérieur dans les villes et les zones rurales cause chaque année 4,2 millions de décès prématurés.
Les particules fines (PM2.5) sont identifiées comme le principal responsable, contribuant aux maladies cardiovasculaires et respiratoires, ainsi qu'aux cancers. En 2019, environ 68 % de ces décès prématurés étaient attribués aux maladies cardiaques ischémiques et aux accidents vasculaires cérébraux, 14 % à la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), 14 % aux infections aiguës des voies respiratoires inférieures et 4 % aux cancers du poumon.
Les pays à revenu faible et intermédiaire supportent un fardeau disproportionné, comptant pour 89 % des 4,2 millions de décès prématurés. Les régions OMS de l'Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental enregistrent les chiffres les plus élevés. En 2019, 99 % de la population mondiale vivait dans des zones ne respectant pas les directives de qualité de l'air de l'OMS.
La lutte contre la pollution de l'air nécessite une action politique concertée dans des secteurs tels que l'énergie, les transports, la gestion des déchets, l'urbanisme et l'agriculture. La mise en œuvre de technologies plus propres, la promotion des transports durables, l'amélioration de l'efficacité énergétique des bâtiments et une meilleure gestion des déchets peuvent réduire de manière significative les niveaux de pollution de l'air extérieur.
De nombreux exemples de politiques ont montré leur succès dans la réduction de la pollution de l'air, notamment la transition vers une production d'électricité plus propre, la priorité accordée aux transports en commun et à la mobilité active dans les villes, ainsi que l'utilisation de carburants et de véhicules plus propres. Les investissements dans des solutions énergétiques domestiques non polluantes contribuent également de manière significative à la réduction de la pollution de l'air ambiant dans certaines régions.