Anthropic et OpenAI prévoient de partager leurs richesses avant leurs introductions en bourse
À l'approche de leurs introductions en bourse, Anthropic et OpenAI dévoilent des projets visant à allouer une partie de leurs parts à des fonds d'intérêt public pour compenser les effets de l'IA sur l'emploi.

Les sociétés d'intelligence artificielle Anthropic et OpenAI ont entamé la structuration de mécanismes destinés à redistribuer une partie de leur valeur au public. Cette démarche, annoncée dans le cadre de leurs préparations aux introductions en bourse (IPO), se veut une réponse aux bouleversements potentiels que leur technologie pourrait engendrer sur le marché du travail.
Anthropic a annoncé son intention de consacrer 5 % de ses parts à un fonds dédié, le « Anthropic Public Benefit Fund ». Bien que l'entreprise ait exclu toute implication dans le lobbying politique, elle reste floue sur les modalités de gestion et le choix des bénéficiaires. De son côté, OpenAI a proposé la création d'un fonds de richesse publique (« Public Wealth Fund ») censé redistribuer les fruits de la croissance technologique, bien que le fonctionnement concret de cette mesure ne soit pas encore établi.
Les deux entreprises opèrent sous le statut de « public benefit corporation », une désignation juridique qui les oblige à intégrer des objectifs sociaux à leurs activités lucratives. Des experts soulignent toutefois que l'utilisation de structures de type société à responsabilité limitée (LLC) pour ces fonds offre aux propriétaires une plus grande latitude décisionnelle par rapport aux fondations traditionnelles.
La communauté scientifique et les observateurs financiers restent sceptiques. Certains experts en IA ont dénoncé des manœuvres de communication, déplorant le manque de transparence et l'absence de garanties concrètes sur l'impact réel de ces engagements, soulignant la difficulté de distinguer les véritables initiatives philanthropiques des stratégies d'image.