Anthropic poursuivi pour des pratiques jugées trompeuses sur les abonnements Claude
Un juge fédéral américain a autorisé la poursuite d'Anthropic, accusé d'avoir surestimé les limites d'utilisation de ses abonnements premium Claude Max.
Un juge fédéral américain, Alex Tse, a rejeté la requête d'Anthropic visant à abandonner les poursuites dans le cadre d'un recours collectif. L'entreprise spécialisée dans l'intelligence artificielle est accusée d'avoir induit les clients en erreur concernant les plafonds d'utilisation de ses abonnements 'Max', facturés jusqu'à 200 dollars par mois.
Selon les plaignants, Anthropic a affirmé que ses abonnements haut de gamme offraient des capacités d'utilisation cinq à vingt fois supérieures à celles du forfait Pro. Cependant, les calculs des utilisateurs suggèrent que, sur une base hebdomadaire, les limites réelles sont largement inférieures à ces ratios publicitaires.
Anthropic s'est défendu en arguant que ces multiplicateurs se référaient à des périodes d'utilisation de cinq heures et non à une capacité mensuelle globale, citant des pages d'aide en ligne. Le juge a rejeté cet argument, soulignant que cette précision était difficile d'accès pour l'utilisateur moyen et que, pour un abonnement mensuel, le client est en droit de s'attendre à des quotas mensuels.
L'affaire, qui porte désormais sur des accusations de déclaration trompeuse et de rupture de contrat, illustre les défis de transparence auxquels sont confrontées les entreprises d'IA dans la commercialisation de leurs services par abonnement.