Apple modifie les invites de suivi dans l'UE suite à des pressions antitrust
Apple permettra aux développeurs d'utiliser un écran de consentement de suivi repensé et moins intrusif dans cinq pays de l'UE après une enquête antitrust allemande.

Apple a accepté de modifier ses exigences en matière de transparence du suivi des applications (ATT) pour les développeurs dans cinq pays de l'Union européenne, suite à une enquête antitrust de plusieurs années menée par l'autorité allemande de la concurrence. Ces changements permettent aux développeurs d'implémenter un écran de consentement alternatif, moins intrusif que la fenêtre contextuelle d'origine.
Les exigences modifiées incluent l'affichage de la demande de consentement sous forme d'écran pleine page plutôt que de fenêtre contextuelle, la suppression du mot "suivre" dans la formulation de l'invite et l'offre d'options plus simples "Autoriser" / "Refuser". Les développeurs peuvent également fournir un lien expliquant leurs pratiques de collecte de données et peuvent redemander aux utilisateurs une fois par an.
Ces ajustements s'appliqueront aux applications distribuées en Allemagne, en France, en Italie, en Pologne et en Roumanie. L'accord répond aux préoccupations selon lesquelles le cadre ATT d'Apple favorisait les propres applications de l'entreprise, qui peuvent accéder aux données des utilisateurs sans invites de consentement similaires, contrairement aux développeurs tiers.
Les changements ont des implications significatives pour les revenus des applications, car les refus des utilisateurs de suivre réduisent les revenus publicitaires de nombreuses entreprises. L'autorité allemande de la concurrence a lancé son enquête en juin 2022, aboutissant à des engagements juridiquement contraignants d'Apple en août 2026, qui incluent sept ans de surveillance indépendante.
Cet accord résout également des actions réglementaires similaires en France et en Italie et représente un effort plus large pour assurer une concurrence plus équitable sur le marché numérique en abordant les pratiques potentiellement anticoncurrentielles des grandes entreprises technologiques.