ASSA ABLOY : L'adoption de la BIM progresse lentement en Suisse
La numérisation du secteur de la construction, et plus particulièrement le Building Information Modeling (BIM), rencontre une résistance en Suisse. L'objectif est d'améliorer la compétitivité du secteur.
La numérisation du secteur de la construction, et notamment l'adoption du Building Information Modeling (BIM), progresse lentement en Suisse malgré son potentiel reconnu. Le pays cherche à suivre les pionniers européens tels que le Royaume-Uni et la Scandinavie dans la mise en œuvre du BIM afin de renforcer la compétitivité du secteur.
Dans une interview, Birgitta Schock, architecte et spécialiste BIM, constate une situation similaire à celle décrite dans une étude allemande : le plein potentiel du BIM n'est pas encore exploité. Si certaines entreprises adoptent la transformation numérique, d'autres hésitent à abandonner les méthodes traditionnelles.
Schock attribue cette réticence à plusieurs facteurs. La fragmentation culturelle de la Suisse, les pratiques cantonales divergentes et le manque de transparence dans les modèles d'approvisionnement ralentissent le développement d'une approche numérique unifiée. Une réticence traditionnelle à partager les stratégies commerciales entrave également la création d'un consensus.
La mise en œuvre réussie du BIM dépend de la compréhension par les individus de ses avantages à long terme, explique Schock. Si les outils numériques sont courants dans la vie privée, une mentalité similaire fait souvent défaut dans le monde des affaires. Les forums axés sur les solutions, où les entreprises collaborent pour trouver des solutions de projet numériques optimales, semblent plus prometteurs que les offres logicielles fragmentées et techniquement axées.