BCG : Le partage des synergies dans les fusions-acquisitions est clé pour la création de valeur
Selon une étude du Boston Consulting Group, dans les opérations de fusion-acquisition réussies, l'acheteur et le vendeur se partagent les synergies. Les vendeurs captent en moyenne 31 % des synergies attendues, permettant ainsi la création de valeur pour les deux parties.

Environ deux tiers des fusions et acquisitions (M&A) entre sociétés cotées en bourse détruisent de la valeur pour l'acquéreur à court terme, malgré les opportunités de synergies. Cependant, une minorité significative de ces transactions parvient à créer de la valeur pour les propriétaires des deux entreprises, selon une recherche du Boston Consulting Group (BCG) et de l'Université Technique de Munich (TUM).
La clé du succès dans la création de valeur réside dans le partage des synergies entre l'acheteur et le vendeur. La recherche de BCG indique que les vendeurs capturent en moyenne 31 % de la valeur capitalisée des synergies attendues. Cela s'explique par le fait que les vendeurs anticipent la capacité de l'acheteur à réaliser ces synergies et demandent donc une prime de prise de contrôle qui reflète cette proposition de valeur accrue.
Les synergies peuvent provenir de diverses sources, telles que les économies de coûts (élimination des redondances, économies d'échelle dans les achats, centralisation des fonctions administratives) ou l'amélioration des revenus. Le potentiel de synergies varie considérablement selon les secteurs. Les industries fortement réglementées, comme le transport et les télécommunications, peuvent avoir des opportunités limitées de réaliser le plein potentiel synergique en raison de contraintes réglementaires.
Les secteurs en phase de consolidation internationale intense, tels que l'exploitation minière, la chimie et la santé, offrent souvent des opportunités synergiques substantielles. Dans l'industrie pharmaceutique, en particulier, les petites entreprises peuvent augmenter considérablement leur valeur en fusionnant avec de grandes organisations disposant des capacités de fabrication et de distribution nécessaires pour surmonter les barrières d'entrée sur les marchés mondiaux.
BCG et la TUM ont développé des méthodes analytiques pour quantifier la relation entre les synergies et les primes d'acquisition. Cette approche aide les entreprises à évaluer la viabilité des transactions et à s'assurer que le prix d'achat laisse une marge suffisante pour la création de valeur pour les actionnaires de l'acquéreur.