La BDC clarifie la méthode comptable pour les actifs à long terme
La Banque de développement du Canada (BDC) a publié des directives sur l'amortissement, une méthode comptable utilisée pour répartir le coût des actifs à long terme sur leur durée de vie utile. Cette pratique a un impact sur les états financiers et les calculs fiscaux.

La Banque de développement du Canada (BDC) a publié une clarification sur l'amortissement, une méthode comptable utilisée pour allouer le coût des immobilisations corporelles sur leur durée de vie utile estimée. Ce processus aide les entreprises à comptabiliser la dépréciation progressive des actifs à long terme.
Les charges d'amortissement sont enregistrées dans le compte de résultat d'une entreprise et réduisent simultanément la valeur comptable de l'actif au bilan. Ceci se poursuit jusqu'à ce que le coût de l'actif soit entièrement amorti ou que l'actif soit vendu. Au Canada, l'Agence du revenu du Canada fixe des limites annuelles à l'amortissement, connues sous le nom d'allocations des immobilisations (AI), déterminant le montant déductible maximal chaque année.
La BDC décrit deux méthodes principales de calcul de l'amortissement : la méthode linéaire (straight-line method) et la méthode du solde dégressif (declining balance method). La méthode linéaire répartit le coût uniformément sur la durée de vie utile de l'actif. La méthode du solde dégressif, souvent appliquée aux actifs qui perdent de la valeur plus rapidement, entraîne des charges d'amortissement plus importantes au cours des premières années de la vie d'un actif.
L'amortissement est classé comme une charge sans incidence sur la trésorerie (non-cash expense), ce qui signifie qu'il n'implique pas de sortie de fonds immédiate. Bien qu'il réduise le revenu imposable et donc les obligations fiscales des sociétés, il est souvent exclu des mesures de performance telles que l'EBITDA, car il ne reflète pas directement les flux de trésorerie opérationnels ou la liquidité d'une entreprise.