Bihar impose un ultimatum aux plateformes de VTC d'ici fin octobre
Le département des transports du Bihar menace de révoquer les licences d'exploitation d'Ola, Uber et Rapido s'ils ne se conforment pas aux nouvelles directives de transparence.
Les autorités de transport du Bihar ont adressé un avertissement sévère aux plateformes de réservation de véhicules, dont Ola, Uber, Rapido et Savari Mithila. Lors d'une réunion de contrôle le 23 octobre, le secrétaire aux transports a annoncé que les licences d'exploitation seraient annulées si ces entreprises ne se mettaient pas en conformité avec les directives de l'État avant le 30 octobre.
Les autorités exigent une transparence accrue sur la tarification, notamment sur les suppléments nocturnes et les frais d'annulation. Les plateformes doivent également améliorer l'accessibilité pour les usagers locaux en proposant un chatbot en hindi et en augmentant la durée d'affichage des notifications importantes. Sur le plan opérationnel, les sociétés sont tenues d'ouvrir des bureaux locaux et de régulariser l'accès aux zones de stationnement dans les aéroports.
Le cahier des charges inclut également des mesures sociales pour les chauffeurs. La direction exige la mise en place de procédures de suspension de comptes conformes aux principes de justice naturelle, ainsi qu'un support téléphonique dédié aux conducteurs. De plus, l'utilisation exclusive de véhicules immatriculés à usage commercial est désormais strictement exigée.
Cette offensive réglementaire s'inscrit dans le cadre de l'adoption progressive des lignes directrices nationales de 2025, qui encadrent les fluctuations tarifaires et imposent que les chauffeurs perçoivent au moins 80 % du montant total des courses.