Le capital-investissement canadien s'oriente vers les infrastructures et l'efficacité opérationnelle
Un rapport d'Alvarez & Marsal souligne la concentration des investissements canadiens sur des transactions de grande envergure et les infrastructures pour 2026.
Le marché canadien du capital-investissement en 2026 se distingue par une sélectivité accrue et une concentration des capitaux sur des transactions majeures. Bien que le volume global des opérations soit inférieur aux sommets passés, des transactions de grande ampleur, telles que la recapitalisation de Garda World Security à hauteur de 14 milliards de dollars, maintiennent une valeur de marché soutenue.
Selon l'analyse publiée par Alvarez & Marsal, les investisseurs privilégient désormais la création de valeur opérationnelle au détriment des leviers financiers traditionnels. L'incertitude macroéconomique impose une rigueur accrue dans la diligence raisonnable, où l'évaluation des risques commerciaux et opérationnels devient un impératif pour garantir la rentabilité des investissements.
Le secteur de l'énergie et des infrastructures s'impose comme un pilier de déploiement des capitaux, soutenu par des investissements fédéraux atteignant 115 milliards de dollars et une volonté politique de simplifier les procédures réglementaires. Avec un pipeline de projets nationaux évalué à environ 343 milliards de dollars, les acteurs du marché se tournent vers des actifs offrant des revenus contractuels et une demande résiliente pour sécuriser leurs rendements.