Carbios vise 8 à 12 % du marché mondial du r-PET d'ici 2035
L'entreprise française Carbios annonce ses ambitions pour devenir un acteur majeur du marché mondial du PET recyclé (r-PET) d'ici 2035, grâce à son modèle de licence.

L'entreprise française de biotechnologie Carbios a dévoilé ses ambitions stratégiques pour 2035, visant à devenir un acteur majeur sur le marché mondial du PET recyclé (r-PET). La société projette d'atteindre une part de marché de 4 à 8 % d'ici 2030 et de l'étendre à 8 à 12 % d'ici 2035.
Le modèle économique de Carbios repose sur la licence de sa technologie propriétaire de biorecyclage du PET. Cette approche vise à minimiser les dépenses d'investissement et à générer des revenus via trois flux : des paiements initiaux pour les licences basés sur la capacité installée, des redevances récurrentes provenant de la vente des enzymes de Carbios par Novozymes, et des redevances basées sur la valeur ajoutée du r-PET produit. L'entreprise estime que ces flux de redevances pourraient générer environ 250 € ou plus par tonne de r-PET.
Les développements récents incluent le renforcement de partenariats avec Indorama Ventures et Novozymes, ainsi qu'un financement de plus de 150 millions d'euros pour la première usine de biorecyclage PET à l'échelle industrielle au monde. Le coût de cette installation, située à Longlaville, a été réévalué à 230 millions d'euros, avec une mise en service prévue pour 2025. L'usine devrait être rentable dès la première année d'exploitation.
Au-delà du PET, Carbios prévoit d'étendre son pipeline d'innovation à d'autres types de plastiques tels que les polyamides et les polyoléfines. Cette expansion devrait augmenter les coûts de recherche et développement de 15 à 20 % par an jusqu'en 2035. Les frais de vente, généraux et administratifs devraient également augmenter de 8 à 10 % pour soutenir les efforts de licence et commerciaux de l'entreprise.
L'entreprise souligne les avantages de sa technologie de biorecyclage enzymatique, notamment son intégration "plug-and-play" dans les installations de production PET existantes et sa capacité à produire des monomères de haute qualité à partir de déchets plastiques.