La CCPA inflige une amende de 1 Lakh de roupies à SpiceJet pour des pratiques en ligne trompeuses
L'Autorité centrale de protection des consommateurs de l'Inde (CCPA) a imposé une amende d'un lakh de roupies à SpiceJet. La compagnie aérienne a été reconnue coupable d'avoir utilisé des "dark patterns" sur son site de réservation pour influencer les choix des consommateurs et obtenir leur consentement de manière trompeuse.

L'Autorité centrale de protection des consommateurs de l'Inde (CCPA) a infligé une amende d'un lakh de roupies (environ 1 100 €) à la compagnie aérienne SpiceJet. L'amende fait suite à la constatation que la compagnie utilisait des "dark patterns", c'est-à-dire des techniques de conception trompeuses, sur son site web de réservation pour manipuler les consommateurs.
L'organisme de réglementation a identifié deux pratiques problématiques. Premièrement, une case pré-cochée qui inscrivait automatiquement les clients au programme de fidélité SpiceClub, à moins qu'ils ne la désélectionnent activement. Deuxièmement, une option formulée négativement indiquait que les clients préféraient ne pas recevoir de communications futures, ce qui entraînait une inscription par défaut s'ils n'exprimaient pas explicitement leur refus. La CCPA a jugé que ces méthodes portaient atteinte à l'autonomie des consommateurs et violaient les lois sur la protection des consommateurs.
Selon la CCPA, l'interface de réservation de SpiceJet était conçue pour obtenir l'adhésion au programme de fidélité et le consentement aux communications marketing sans nécessiter une décision active et informée. L'autorité a qualifié ces pratiques de déloyales et trompeuses, car elles créaient une fausse impression de consentement en s'appuyant sur des sélections par défaut plutôt que sur un accord explicite.
La CCPA a interprété ces pratiques comme une "question piège" et une "action forcée" en vertu de ses directives sur les "dark patterns". Ces constatations s'inscrivent dans un contexte plus large, où une enquête récente a révélé que plus de 80 % des passagers aériens ont rencontré des pratiques similaires sur les sites web ou applications de compagnies aériennes au cours de la dernière année.