Le CDC financerait une étude vaccinale controversée
Des experts en santé s'inquiètent de la décision rapportée du CDC de financer une étude sur le vaccin contre l'hépatite B chez les nouveau-nés en Guinée-Bissau, suspendue précédemment pour des raisons éthiques.

Une vive controverse éclate parmi les experts en santé suite à des informations selon lesquelles les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis envisageraient de financer une étude vaccinale largement critiquée. Cette étude, suspendue en janvier dernier en raison de sa conception jugée contraire à l'éthique, exposerait des nouveau-nés en Guinée-Bissau à l'hépatite B, les exposant à un risque élevé d'infection chronique pouvant entraîner cirrhose, cancer du foie et décès prématuré.
Malgré le tollé international et l'arrêt actuel de l'essai, des membres du cabinet du directeur du CDC auraient demandé au bureau du budget de l'agence de réserver 1,6 million de dollars pour financer cette étude, selon un rapport de Rolling Stone. Ces fonds seraient potentiellement détournés des programmes de sécurité sanitaire mondiale du CDC, qui pourraient autrement être alloués à des efforts tels que la lutte contre l'épidémie d'Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo.
Le financement potentiel soulève de sérieuses questions éthiques et suscite des critiques de la part des professionnels de la santé préoccupés par la vulnérabilité des nourrissons participants et les risques encourus. La conception initiale de l'essai avait été remise en question pour avoir exposé des nourrissons au virus sans consentement préalable adéquat et avec des mesures de sécurité potentiellement insuffisantes.
Le Département de la Santé et des Services sociaux (Department of Health and Human Services), qui supervise le CDC, n'a pas répondu aux demandes de commentaires concernant cette allocation de fonds rapportée.
Cette situation met en lumière les débats persistants sur les pratiques de recherche éthiques dans les initiatives de santé mondiales et l'allocation des ressources de santé publique.