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Science

Chalmers : Avancée majeure pour la correction d'erreurs dans les ordinateurs quantiques

Des chercheurs de l'Université de technologie de Chalmers ont développé une nouvelle méthode qui surmonte un obstacle majeur dans le développement des ordinateurs quantiques. Cette avancée permet des calculs quantiques plus rapides et plus précis.

24 juillet 2026
Chalmers : Avancée majeure pour la correction d'erreurs dans les ordinateurs quantiques

Des scientifiques de l'Université de technologie de Chalmers ont réalisé une avancée significative dans le domaine de l'informatique quantique. Leur nouvelle méthode répond à un défi clé qui a longtemps limité les performances des ordinateurs quantiques : la gestion des erreurs et du bruit tout en contrôlant précisément les états quantiques.

Pour que les ordinateurs quantiques aient un impact sociétal, il est essentiel que les bits quantiques (qubits) restent stables et puissent être manipulés avec précision. Historiquement, les systèmes dotés d'une correction d'erreurs robuste étaient lents ou difficiles à contrôler, tandis que les systèmes permettant un contrôle facile étaient sujets aux erreurs. Ce compromis a constitué un obstacle majeur.

L'équipe de recherche de Chalmers a réussi à développer un système basé sur le calcul quantique à variables continues qui utilise des oscillateurs harmoniques. Cette approche s'écarte du principe conventionnel des qubits à deux états, permettant un plus grand nombre d'états quantiques. Les chercheurs sont parvenus à contourner l'effet Kerr, qui brouillait auparavant les multiples états quantiques des oscillateurs, tout en permettant une manipulation rapide et précise des états. Cette avancée ouvre la voie à la construction d'ordinateurs quantiques plus stables et plus puissants.

"Nous avons créé un système qui permet des opérations extrêmement complexes sur un système quantique à plusieurs états, à une vitesse sans précédent", a déclaré Simone Gasparinetti, chef du laboratoire 202Q à Chalmers et auteur principal de l'étude. La recherche a été publiée dans la revue Nature Communications.

Source originale: chalmers.se