Un projet de recherche de Chalmers sur l'IA et l'écriture scientifique obtient un financement
Le Conseil suédois de la recherche a accordé un financement important à un projet de l'Université de technologie de Chalmers qui étudie l'utilisation de l'intelligence artificielle dans la rédaction scientifique.

Le rôle croissant de l'intelligence artificielle dans la rédaction d'articles scientifiques soulève des questions sur l'intégrité, la diversité et la fiabilité des textes universitaires. Un projet de l'Université de technologie de Chalmers, "La production de connaissances à l'ère de l'intelligence artificielle", aborde ces défis après avoir reçu un financement du Conseil suédois de la recherche.
Le projet examine comment le langage généré par l'IA, souvent basé sur des normes dominantes, pourrait supplanter d'autres manières d'exprimer la connaissance. Les chercheurs craignent que l'interaction avec l'IA n'amoindrisse l'autonomie de l'auteur sur ses articles scientifiques.
"La manière dont nous écrivons façonne la façon dont la connaissance est comprise, utilisée et considérée comme fiable, tant dans le milieu universitaire que dans la société en général", déclare le chercheur Baraa Khuder. Khuder souligne que les jeunes chercheurs, confrontés à la pression de publier, pourraient se tourner vers des outils d'IA pour obtenir de l'aide dans leur argumentation et leur langue.
L'initiative suivra neuf jeunes chercheurs de diverses disciplines qui utilisent l'IA pour rédiger des textes scientifiques. Le groupe de recherche analysera également des articles publiés pour déterminer si l'utilisation de l'IA est corrélée à un style d'écriture plus uniforme et moins varié. L'objectif est de générer des connaissances qui éclairent les politiques et les initiatives éducatives, afin que la numérisation soutienne, plutôt qu'elle ne sape, l'intégrité et la fiabilité des textes scientifiques.