La Chine durcit la réglementation sur les micro-séries
L'administration chinoise de la radio et de la télévision a lancé une campagne de deux mois pour encadrer les micro-séries, ciblant particulièrement les abus liés à l'IA et le contenu de faible qualité.
L'Administration nationale de la radio et de la télévision (NRTA) a déployé une nouvelle opération de contrôle sur le secteur des micro-séries pour une durée de deux mois, du 1er novembre à fin décembre. Cette initiative vise à assainir le marché face à la prolifération de contenus de piètre qualité et à l'utilisation détournée de l'intelligence artificielle.
La campagne se concentre sur deux axes : la création et la diffusion. Les autorités ciblent désormais les contenus promouvant des valeurs contraires à l'éthique familiale ou présentant des caractères violents ou obscènes. Une attention particulière est portée sur la régulation de l'IA, notamment pour contrer les pratiques de "deepfake" consistant à utiliser les visages ou les voix d'acteurs sans autorisation pour produire des contenus de substitution.
Sur le plan de la diffusion, les régulateurs s'attaquent aux stratégies de contournement, telles que le changement de titres pour republier des œuvres déjà censurées. Les plateformes sont également sommées de revoir leurs algorithmes de recommandation pour éviter la saturation des écrans par des contenus répétitifs et uniformisés.
Depuis le début de l'année, 75 000 micro-séries non conformes ont déjà été retirées et 1 500 comptes sanctionnés. Parallèlement à ces mesures de coercition, l'autorité précise vouloir encourager la production de contenus de qualité supérieure par le biais de subventions et d'un meilleur encadrement éditorial.