Une nouvelle commission pour planifier l'avenir de l'aide étrangère américaine
La Fondation Rockefeller et la Fondation David et Lucile Packard lancent une nouvelle commission pour repenser l'aide étrangère américaine et construire un système plus efficace.

New York – La Fondation Rockefeller et la Fondation David et Lucile Packard, aux côtés d'autres partenaires, ont annoncé la création de la Commission sur l'avenir de l'aide étrangère (Commission on the Future of Foreign Assistance). Cette commission de 10 membres vise à élaborer un plan pour un système d'aide étrangère américaine plus efficace, responsable et largement soutenu.
Coprésidée par l'ancien gouverneur David Beasley et l'ancien sénateur Ben Cardin, la commission se compose d'anciens membres du Congrès et de hauts fonctionnaires de tout le spectre politique. Soutenu par l'American Enterprise Institute et la Brookings Institution, le groupe passera l'année prochaine à développer des recommandations pour renforcer l'aide étrangère en tant que pilier de la politique étrangère et de sécurité des États-Unis.
Le lancement intervient après une réduction significative de l'aide étrangère américaine. Un sondage indique que 80 % des Américains préfèrent réformer l'aide étrangère plutôt que de l'éliminer. L'aide publique au développement des États-Unis a diminué de 23,1 % en 2025, ce qui a affecté de nombreux programmes vitaux.
L'ancien gouverneur Beasley, s'appuyant sur son expérience à la tête du Programme alimentaire mondial des Nations Unies, a souligné la nécessité pour l'aide étrangère de s'attaquer aux crises immédiates ainsi qu'aux causes profondes. Le sénateur Cardin a mis en avant la nécessité d'une approche bipartite pour garantir que l'aide étrangère reste un outil prévisible et fiable pour la sécurité et la prospérité des États-Unis.