Fuite de données concernant plus de 40 000 employés du ministère de la Sécurité intérieure américain
Des informations confidentielles sur des dizaines de milliers d'agents du DHS ont été publiées en ligne. Il s'agit de la troisième cyberattaque majeure contre le gouvernement américain en un mois.
L'organisation Distributed Denial of Secrets a rendu publiques des données concernant plus de 40 000 employés du ministère de la Sécurité intérieure des États-Unis (DHS). Les fichiers exposés contiennent des noms, numéros de téléphone et adresses électroniques, tout en identifiant des agents spécialisés dans la surveillance, le renseignement humain et les missions d'infiltration. Le groupe auteur de la fuite, baptisé "Department of Peace", avait déjà pénétré les systèmes du ministère en mars dernier.
Le DHS a indiqué avoir pris des mesures pour sécuriser ses systèmes et protéger ses effectifs face à cette violation. Reuters a pu confirmer l'authenticité d'une partie des données en recoupant les informations avec des registres de crédit et en contactant plusieurs agents. La fuite expose également des structures organisationnelles internes et des projets jusqu'ici classifiés au sein d'agences telles que la police de l'immigration (ICE) ou l'agence de cybersécurité (CISA).
Cet incident s'inscrit dans un contexte de recrudescence des cyberattaques contre les institutions américaines. En septembre, le groupe ShinyHunters avait dérobé des données sensibles du FBI, et la semaine dernière, le ministère de la Défense a fait l'objet d'un recours collectif suite à la fuite de données de millions de militaires. Les autorités continuent d'évaluer l'étendue de ces compromissions de sécurité.