Delhi HC : la recherche par nom ne remplace pas la recherche par numéro de dossier pour le droit à l'oubli
La Haute Cour de Delhi a déclaré que la recherche par numéro de dossier n'offre pas le même niveau d'accessibilité aux documents judiciaires qu'une recherche par nom. Cette observation a été faite lors d'une audience concernant le droit à l'oubli.

La Haute Cour de Delhi a déclaré que la recherche par numéro de dossier n'offre pas le même niveau d'accessibilité aux documents judiciaires qu'une recherche par nom. Cette observation a été faite lors d'une audience qui contestait une décision antérieure confirmant le droit à l'oubli et ordonnant à Google de désindexer certains jugements et reportages.
Selon les rapports, la cour a fait remarquer que "ce niveau d'accessibilité (aux ordonnances et jugements judiciaires en recherchant par nom de cas) ne peut être supprimé". Il a été souligné que, bien qu'il soit possible de rechercher des documents par sujet ou concept, tenter d'y accéder sans recherche par nom représente un "effort herculéen" et "n'est même pas un substitut à une recherche par nom". Les juges C. Hari Shankar et Vinod Kumar ont fait ces commentaires lors de la discussion sur le droit à l'oubli.
Arvind Datar, représentant Indian Kanoon, a soutenu que les ordonnances judiciaires, qui constituent un "registre officiel" ("Court of Record"), ne peuvent être modifiées à moins d'être ordonné par le système judiciaire. Il a noté que si les articles de journaux et les émissions de télévision peuvent être supprimés, les ordonnances judiciaires ne peuvent pas être effacées de la même manière. Il a souligné que le jugement en question reste accessible sur d'autres plateformes comme SCC Online et Manupatra.
L'affaire s'inscrit dans un débat plus large sur la vie privée et le droit à l'oubli en Inde. Bien que l'Inde ne dispose pas de législation spécifique sur le droit à l'oubli, celui-ci est évoqué dans le cadre du droit fondamental à la vie privée reconnu par la constitution. La Haute Cour de Delhi devrait entendre à nouveau l'affaire le 2 septembre.