Deutsche Umwelthilfe conteste un nouveau site pour le terminal GNL à Brunsbüttel
Deutsche Umwelthilfe (DUH) a déposé des objections juridiques contre un nouveau site prévu pour un terminal GNL à Brunsbüttel, invoquant des dossiers de demande incomplets et des risques environnementaux.

L'organisation environnementale Deutsche Umwelthilfe (DUH) a engagé des poursuite judiciaires contre un nouveau site prévu pour un terminal flottant de gaz naturel liquéfié (GNL) à Brunsbüttel. Selon DUH, la demande soumise par Deutsche Energy Terminal GmbH (DET) pour l'exploitation de cette nouvelle installation est incomplète et repose en partie sur une documentation obsolète.
DUH remet en question la nécessité d'un nouveau site, car le terminal flottant actuel opère déjà depuis un autre emplacement à Brunsbüttel avec une autorisation valide jusqu'à fin 2027. Un terminal GNL terrestre est prévu par la suite. L'organisation exhorte les autorités compétentes du Schleswig-Holstein à rejeter la demande pour la nouvelle installation.
« Les raisons pour lesquelles un nouvel emplacement serait nécessaire pour le terminal GNL à Brunsbüttel, si peu de temps avant la fin prévue de son exploitation, ne ressortent pas des documents de demande incomplets », a déclaré Sascha Müller-Kraenner, directeur général fédéral de DUH. « L'opérateur semble vouloir créer une infrastructure portuaire permanente supplémentaire sous prétexte de sécurité d'approvisionnement – sans besoin démontré, mais avec des impacts notables sur les résidents locaux. » DUH soutient que la protection contre le bruit et la nature ne doit pas être compromise pour des intérêts économiques présumés.
L'organisation souligne également les nuisances sonores potentielles pour les résidents voisins, qui pourraient dépasser les limites autorisées. Une barrière anti-bruit proposée, d'une hauteur allant jusqu'à 14 mètres, est jugée inefficace et difficilement réalisable par DUH. De plus, des lacunes sont critiquées dans les évaluations d'impact environnemental, qui s'appuient sur des données obsolètes et des méthodologies inadéquates, notamment en ce qui concerne les espèces protégées comme le marsouin commun et la loutre d'Europe.