Deutsche Umwelthilfe critique l'implication de BASF dans des projets de fracturation en Argentine
L'ONG environnementale DUH demande aux actionnaires de BASF de se retirer des projets fossiles argentins qui affectent les populations indigènes et l'environnement.

À l'approche de l'assemblée générale de BASF prévue le 2 mai, l'organisation environnementale Deutsche Umwelthilfe (DUH) a appelé les actionnaires à se désengager des activités fossiles liées au groupe. Au centre de la controverse se trouve la participation de 39,6 % de BASF dans Harbour Energy, qui exploite désormais les anciens actifs de Wintershall Dea, notamment des projets de fracturation hydraulique dans la région argentine de Vaca Muerta.
La DUH soutient que BASF porte une responsabilité dans les impacts environnementaux et sociaux de ces opérations. Des rapports locaux font état de pénuries d'eau, de pollution et d'une augmentation de l'activité sismique, menaçant le mode de vie de la communauté indigène Mapuche. La question dépasse le cadre local, car une partie du gaz extrait est destinée à l'exportation vers l'Allemagne.
Face à ces enjeux, la DUH exhorte le gouvernement fédéral allemand à interdire l'importation de gaz issu de la fracturation hydraulique. Cette prise de position marque une escalade dans le débat sur la responsabilité des entreprises allemandes vis-à-vis des projets énergétiques à fort impact environnemental menés hors des frontières européennes.