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CJUE : Taxe sur les transferts immobiliers jugée illicite lors de restructurations de sociétés immobilières

Une décision de la Cour de justice de l'UE interdit la taxe sur les transferts immobiliers pour certaines restructurations de sociétés, notamment celles détenant des biens immobiliers.

14 juillet 2026
CJUE : Taxe sur les transferts immobiliers jugée illicite lors de restructurations de sociétés immobilières

Luxembourg. Un arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) du 4 juin 2024 (Affaire C-837/24) remet en question l'application de la taxe allemande sur les transferts immobiliers lors de certaines restructurations de sociétés, en particulier celles détenant des biens immobiliers.

L'affaire concernait une procédure portugaise où, dans le cadre d'une restructuration, une nouvelle société holding a été créée. Son capital a été entièrement constitué par des apports en nature d'actions détenues dans d'autres sociétés, dont l'une possédait des biens immobiliers. Les autorités fiscales portugaises ont imposé une taxe sur les transferts immobiliers, appelée "IMT", sur ce transfert d'actifs.

La CJUE a rappelé que la directive concernant les impôts indirects sur les concentrations de capital (2008/7/CE) interdit aux États membres de percevoir certaines taxes indirectes lors d'opérations sur les sociétés de capitaux, telles que les augmentations de capital et les restructurations. La Cour a rejeté les arguments du Portugal et de l'Allemagne selon lesquels l'événement déclencheur de l'impôt était le transfert économique du bien immobilier et non le transfert des actions.

En outre, la Cour a estimé que les exceptions prévues par la directive n'étaient pas applicables en l'espèce. La restructuration n'a été considérée ni comme un transfert direct de valeurs mobilières ni comme un transfert de propriété légale ou économique de biens immobiliers. Une application forfaitaire de la taxe pour prévenir la fraude fiscale a également été jugée disproportionnée car elle ne visait pas des cas d'abus spécifiques. La directive n'autorise donc pas une telle taxation nationale.

Source originale: bdo.de