Elon Musk fait face à des accusations criminelles dans le Wisconsin pour une offre aux électeurs
Une commission électorale du Wisconsin a conclu qu'il y avait des motifs raisonnables de croire qu'Elon Musk avait enfreint la loi de l'État en offrant 1 million de dollars aux électeurs. L'affaire a été transmise à un procureur pour d'éventuelles poursuites pénales.

Une commission électorale du Wisconsin a conclu qu'il y avait des motifs raisonnables de croire qu'Elon Musk avait violé la loi de l'État en offrant un million de dollars aux électeurs, transmettant l'affaire à un procureur local pour d'éventuelles poursuites judiciaires. La Commission électorale du Wisconsin (WEC) a voté 5-1 lors d'une séance à huis clos le 9 juillet pour référer deux plaintes au procureur du district du comté de Brown, David Lasee.
Les procédures de la commission sont désormais closes, laissant à Lasee la décision de poursuivre ou non. Son bureau dispose de 40 jours pour faire rapport sur toute action entreprise, bien que ce délai n'impose pas de décision finale. Cette référence ne constitue pas une accusation criminelle ni une déclaration de culpabilité.
La corruption électorale est un crime de classe I au Wisconsin, passible de trois ans et demi de prison, d'une amende de 10 000 dollars, ou des deux. L'affaire met en lumière un problème opérationnel récurrent au sein du Super PAC fondé par Musk en 2024 : les descriptions publiques des initiatives par Musk diffèrent parfois matériellement de celles présentées par les responsables ou les avocats du PAC.
Le message initial de Musk, offrant 1 million de dollars chacun à deux personnes "en reconnaissance du temps que vous avez pris pour voter", aurait reçu beaucoup plus de vues qu'une clarification ultérieure désignant les destinataires comme porte-parole de la pétition d'America PAC. Les plaintes allèguent que le PAC a payé aux électeurs du Wisconsin 100 dollars pour signer sa pétition et 100 dollars supplémentaires par recommandation, a exigé des inscrits qu'ils divulguent leurs intentions de vote, et a présenté un bénéficiaire d'un million de dollars avec une pancarte "Vote Schimel". Ces allégations n'ont pas encore été jugées.