Association des conseillers financiers préoccupée par les nouvelles réformes du ministre
L'Association des conseillers financiers d'Australie (FAAA) a exprimé une profonde préoccupation concernant les récentes annonces du ministre des Services financiers relatives aux recommandations de l'examen sur la qualité des conseils.

L'Association des conseillers financiers d'Australie (FAAA) a exprimé une profonde préoccupation concernant les dernières annonces du ministre des Services financiers relatives aux recommandations restantes de l'examen sur la qualité des conseils financiers (Quality of Advice Review, QAR). L'association craint que les propositions ne fassent reculer la profession de cinq ans et ne sapent la confiance des consommateurs.
La PDG de la FAAA, Sarah Abood, a déclaré que les annonces, bien que manquant de détails, semblent annuler les efforts considérables déployés pour professionnaliser les conseils financiers et renforcer la confiance des consommateurs. Une préoccupation majeure concerne la proposition permettant à toute institution financière de fournir des conseils financiers personnels en utilisant des personnes qui ne sont pas actuellement des conseillers financiers agréés, mais qui seraient désignées comme « conseillers qualifiés ». Les détails concernant les qualifications de ces « conseillers qualifiés » sont rares, mais on s'attend à ce qu'elles soient nettement inférieures aux exigences actuelles, ce qui pourrait entraîner une confusion chez les consommateurs.
La FAAA a reconnu et soutenu plusieurs aspects positifs de l'annonce. Il s'agit notamment d'un soutien accru aux conseils limités ou à portée réduite, du remplacement des déclarations de conseils (Statements of Advice) par un document plus court basé sur des principes, de la suppression des étapes de sécurité (safe harbour), de l'élargissement des options de conseils financés par les fonds de pension (y compris la dette et la situation du conjoint), et de l'engagement à examiner le code de déontologie après la mise en œuvre de la législation.
Cependant, l'association a souligné que l'approche initiale, plus prudente, visant à tester les changements controversés, tels que l'introduction de prestataires non pertinents au sein des fonds de pension, a été remplacée. La FAAA estime que la proposition actuelle, qui semble permettre à des individus aux qualifications minimales d'offrir des conseils, pourrait désorienter les clients et brouiller la distinction entre la vente de produits et le conseil financier complet. Ils soutiennent qu'au lieu de réduire la bureaucratie, la décision du gouvernement pourrait permettre aux institutions d'exploiter du personnel moins cher et moins qualifié, sapant ainsi l'objectif de conseils financiers accessibles et de haute qualité.