Flock Safety fait face à un contrecoup croissant et à des protestations créatives
Les communautés et les groupes de citoyens emploient des tactiques créatives pour exprimer leurs préoccupations concernant les caméras de surveillance de Flock Safety, qui ont connu des annulations de contrats et du vandalisme.

Flock Safety, une entreprise de technologie de surveillance, fait l'objet d'un contrecoup public important aux États-Unis, alors que les citoyens et les gouvernements locaux expriment des préoccupations croissantes concernant son vaste réseau de lecteurs automatiques de plaques d'immatriculation. Ces caméras, considérées par les forces de l'ordre comme un outil de lutte contre la criminalité, sont devenues un point central pour les angoisses liées à la surveillance de masse et à la confidentialité des données.
Le contrecoup a eu des conséquences concrètes pour l'entreprise, plus de 50 agences ou juridictions ayant apparemment annulé, suspendu ou rejeté des contrats Flock, ou désactivé des caméras depuis le début de 2026. Les préoccupations citées incluent l'utilisation abusive potentielle des données à des fins d'application de la loi sur l'immigration ou de suivi non autorisé.
Outre les différends contractuels officiels, les caméras Flock sont devenues la cible de vandalisme généralisé. Les rapports font état d'incidents dans au moins 36 États où des caméras ont été volées, endommagées ou dissimulées. Cette résistance physique reflète une profonde inquiétude du public face à l'expansion de l'infrastructure de surveillance.
En réponse à la pression croissante, Flock Safety a annoncé de nouvelles mesures de contrôle opérationnel à la mi-août. Le PDG Garrett Langley a publiquement appelé à un compromis national entre les préoccupations relatives à la vie privée et à la sécurité. Parallèlement, des protestations créatives ont vu le jour, notamment des artistes créant des images anti-Flock et des militants organisant des manifestations devant des propriétés associées à la technologie, soulignant l'effort déterminé des citoyens pour contester la prolifération de la surveillance.