Cadre pour les biomarqueurs vocaux dans la détection de maladies par IA établi
Des chercheurs de l'Institut de Santé du Luxembourg et de l'Université de Floride du Sud ont établi un premier cadre consensuel pour les biomarqueurs vocaux. L'objectif est de normaliser la terminologie pour la détection de maladies basée sur l'IA via la voix.

Des chercheurs de l'Institut de Santé du Luxembourg (LIH) et de l'Université de Floride du Sud (USF) ont dirigé un effort international visant à établir le premier cadre et les premières définitions consensuelles pour les biomarqueurs vocaux. Ces indicateurs dérivés de la voix sont étudiés pour leur potentiel à aider à détecter et à suivre les maladies.
L'étude, publiée dans Digital Biomarkers dans le cadre de l'initiative VOCAL, a réuni 24 experts d'Europe et d'Amérique du Nord. Elle aborde le défi de la terminologie incohérente dans la détection de maladies basée sur la voix, où des termes tels que « biomarqueurs vocaux », « biomarqueurs de la parole » et « biomarqueurs vocaux » ont été fréquemment utilisés de manière interchangeable.
Le nouveau cadre distingue entre les mesures vocales et les biomarqueurs vocaux validés. Il introduit un modèle hiérarchique couvrant les différents domaines impliqués dans la production de la voix et de la parole. Le cadre fournit un vocabulaire scientifiquement fondé destiné à soutenir la collaboration entre cliniciens, spécialistes de la parole, ingénieurs, data scientists, régulateurs et parties prenantes de l'industrie.
Ce travail, mené par les consortiums eVoiceNet coordonné par le LIH et Bridge2AI-Voice dirigé par l'USF, devrait accélérer le développement de technologies basées sur la voix pour diagnostiquer et surveiller des conditions telles que la maladie de Parkinson, la maladie d'Alzheimer, la dépression, l'insuffisance cardiaque et le diabète de type 2. L'initiative vise à établir des directives et des normes internationales pour la recherche et la mise en œuvre des biomarqueurs vocaux.