Le G-BA juge que le médicament Leqembi n'offre pas de bénéfice additionnel
Le Comité fédéral conjoint allemand (G-BA) estime que le traitement contre Alzheimer, le Leqembi, ne présente pas de valeur ajoutée prouvée, suscitant des critiques sur la méthodologie d'évaluation.

Le Comité fédéral conjoint (G-BA) en Allemagne a statué que le médicament Leqembi (lecanemab), utilisé pour traiter la maladie d'Alzheimer, ne présente pas de bénéfice additionnel démontré par rapport aux thérapies standards. Cette décision, fondée sur une évaluation de l'Institut pour la qualité et l'efficacité du système de santé (IQWiG) publiée en décembre 2025, servira de base aux négociations tarifaires entre le fabricant et les caisses d'assurance maladie.
L'Alzheimer Forschung Initiative (AFI) a exprimé ses réserves concernant cette décision et la méthodologie employée. Selon l'organisation, les critères de l'IQWiG sont inadaptés aux traitements des stades précoces de la maladie d'Alzheimer, où les effets thérapeutiques sont souvent subtils mais cliniquement pertinents. L'AFI soutient que cette approche risque de sous-estimer les bénéfices réels constatés par les patients dans leur quotidien.
Le professeur Stefan Teipel, chercheur et membre du conseil scientifique de l'AFI, a souligné que les méthodes d'évaluation conventionnelles peinent souvent à capturer l'efficacité des traitements contre la démence. Bien que le Leqembi ne s'adresse qu'à un groupe restreint de patients, l'AFI insiste sur le fait que ce traitement peut jouer un rôle clé dans le maintien de l'autonomie et des capacités cognitives des malades.
La décision du G-BA n'affecte pas la capacité des médecins à prescrire le médicament à l'heure actuelle, mais elle encadre strictement les futures conditions de remboursement. Une évaluation similaire est en cours pour le traitement Kisunla, illustrant un débat plus large sur les standards d'évaluation des nouvelles thérapies contre la maladie d'Alzheimer.