General Motors accélère le développement de ses batteries grâce à la simulation virtuelle
General Motors a réalisé l'équivalent de 34 000 ans de tests de batteries en moins d'un mois en utilisant l'intelligence artificielle.

General Motors (GM) a intensifié l'utilisation de la modélisation informatique pour valider ses nouvelles technologies de batteries au lithium-manganèse (LMR). En traitant plus de 300 millions d'heures CPU en moins de 30 jours, le constructeur a pu tester 300 000 configurations différentes, un processus qui aurait nécessité des décennies selon les méthodes traditionnelles.
Selon Sterling Anderson, directeur produit chez GM, cette approche virtuelle permet d'explorer une gamme de variables chimiques et thermiques beaucoup plus vaste que ce que permettent les prototypes physiques. L'entreprise ambitionne désormais d'appliquer cette méthodologie à l'ensemble du développement de ses véhicules, visant à réduire le temps de cycle de conception de moitié, pour atteindre environ deux ans.
Cette réduction des délais vise à accroître l'agilité de l'entreprise face à l'instabilité des marchés mondiaux, aux changements de réglementations et aux incertitudes économiques. En comprimant le calendrier de développement, GM espère adapter plus rapidement ses gammes de produits aux nouvelles réalités industrielles.
GM et son partenaire LG Energy Solution, via leur coentreprise Ultium Cells, prévoient de lancer la production commerciale de ces batteries LMR aux États-Unis d'ici 2028. Ces composants, qui utilisent davantage de manganèse au détriment de minéraux coûteux comme le cobalt et le nickel, visent à offrir une autonomie supérieure à 400 miles tout en réduisant le poids et le coût global des véhicules électriques.