Georgia Tech utilise le corps comme câblage pour les implants
Des chercheurs de Georgia Tech développent un nouveau système de réseau pour les implants médicaux. La technologie utilise les tissus du corps pour transmettre des signaux au lieu des ondes radio.

Des chercheurs de Georgia Tech ont mis au point un nouveau système de réseau permettant aux implants médicaux, tels que les stimulateurs cardiaques et les pompes à insuline, de communiquer entre eux. L'innovation principale réside dans l'utilisation des propres tissus du corps pour la transmission des signaux, en contournant les antennes et les ondes radio traditionnelles.
Les protocoles sans fil actuels utilisés dans les implants, tels que Bluetooth Low Energy et NFC, ne sont pas efficaces pour le transfert de données à l'intérieur du corps. Alex Abramson, ingénieur à Georgia Tech et co-auteur de l'étude, a souligné que la communication radio consomme une quantité d'énergie considérable. Les composants Bluetooth, lorsqu'ils sont actifs, peuvent réduire l'autonomie de la batterie d'un implant jusqu'à 90 %, rendant la communication continue à faible latence difficile.
La nouvelle approche vise à résoudre le problème de la consommation d'énergie et à améliorer la fiabilité de la communication entre les implants. En utilisant les tissus corporels, le système cherche à établir une méthode plus fiable et économe en énergie pour le fonctionnement coordonné des implants. Cela pourrait conduire à une meilleure gestion des maladies chroniques et à une amélioration de l'expérience patient.
La recherche de Georgia Tech représente une avancée vers des dispositifs médicaux plus intégrés et fonctionnels opérant de manière transparente à l'intérieur du corps humain.