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Une cour allemande autorise la constitution de GmbH à l'étranger

La cour d'appel de Berlin (Kammergericht) a statué que les registres du commerce allemands ne peuvent pas rejeter la constitution d'une GmbH notariée à l'étranger, ouvrant la voie à des économies de coûts.

23 juillet 2026
Une cour allemande autorise la constitution de GmbH à l'étranger

Le Kammergericht de Berlin a rendu une décision importante autorisant la notarisation des actes constitutifs de sociétés à responsabilité limitée allemandes (GmbH) par des notaires étrangers. Cette décision pourrait permettre aux entreprises de réduire les coûts associés à la création d'une filiale allemande.

Traditionnellement, les frais de notaire allemands, qui sont fixés par la loi, peuvent être substantiels, en particulier pour les sociétés ayant un capital social important ou lors de transferts de parts sociales. Cela a incité de nombreuses entreprises à explorer les services de notarisation à l'étranger, la Suisse étant une destination populaire en raison de frais de notaire négociables et souvent moins élevés.

La décision du Kammergericht concernait spécifiquement la constitution d'une GmbH devant un notaire du canton de Berne, en Suisse. Le tribunal de première instance, l'Amtsgericht Charlottenburg, avait initialement rejeté l'enregistrement, estimant que la procédure notariale suisse n'était pas équivalente à la procédure allemande, notamment parce que la lecture du document à voix haute n'était pas obligatoire selon le droit cantonal suisse. Cependant, le tribunal de Berlin a jugé que les qualifications et le rôle du notaire suisse étaient comparables à ceux d'un notaire allemand, et que la lecture volontaire du document était suffisante.

Cette décision a suscité un débat parmi les professionnels du droit, certains critiquant l'équivalence des procédures de notarisation, en particulier en ce qui concerne les obligations de conseil et d'information du notaire. Les entreprises envisageant une notarisation à l'étranger devraient évaluer attentivement les coûts supplémentaires potentiels, tels que les frais de déplacement et d'apostille, et comprendre que les notaires étrangers limitent souvent leur responsabilité. De plus, il est conseillé de confirmer à l'avance l'acceptation de la notarisation étrangère par le registre du commerce compétent afin d'éviter tout retard, le processus d'appel dans l'affaire ayant duré environ deux ans.

Source originale: dhpg.de