Le BFH clarifie le traitement fiscal des renonciations de créances par les associés de SARL
La Cour fédérale des finances allemande (BFH) a rendu une décision précisant le traitement fiscal lors d'une renonciation par un associé à une créance envers sa société (GmbH).

La Cour fédérale des finances allemande (BFH) a rendu une décision importante précisant le traitement fiscal applicable lorsqu'un associé renonce à une créance détenue envers sa société à responsabilité limitée (GmbH).
Selon l'arrêt (Az. VIII R 8/22), la Cour distingue la partie de la créance qui conserve encore de la valeur de celle qui n'en a plus. La renonciation à la partie valorisable est considérée comme un apport caché à la société, ne générant généralement pas de gain imposable après compensation avec les coûts d'acquisition.
En revanche, la renonciation à la partie sans valeur de la créance est traitée comme une perte en capital, déductible des revenus de capitaux mobiliers. Le BFH assimile économiquement cette renonciation à une cession de créance.
Cette décision s'applique même si la renonciation est conditionnelle (par exemple, sous une clause "besserungsschein" ou d'amélioration). Les conséquences fiscales, notamment la reconnaissance de la perte, doivent être prises en compte au moment de la renonciation, et non ultérieurement lorsque la réalisation ou l'échec de la condition est avéré. Cela offre des directives cruciales pour les structures de financement par les actionnaires.