Clause de subvention du droit fiscal allemand sur les sociétés étrangères: participation majoritaire requise
La Cour fiscale fédérale allemande (BFH) a jugé que l'application de l'article 20, paragraphe 2, de la loi sur la fiscalité étrangère allemande exige une participation majoritaire dans une société étrangère.

La Cour fiscale fédérale allemande (Bundesfinanzhof, BFH) a précisé, par une décision du 8 avril 2025 (affaire n° IX R 32/23), les conditions d'application de la clause dite de "switch-over" prévue à l'article 20, paragraphe 2, de la loi allemande sur la fiscalité étrangère (Außensteuergesetz, AStG).
Cette clause prévoit que les revenus d'un établissement stable étranger, normalement exonérés en vertu d'une convention de double imposition, doivent être imposés en Allemagne selon la méthode du crédit d'impôt, si cet établissement stable est traité comme une société étrangère. La clause vise à empêcher le contournement de l'imposition des revenus passifs par le biais d'établissements stables dans des pays à faible fiscalité.
Dans le cas examiné, une société allemande détenait une participation de 30 % dans un partenariat basé aux États-Unis, qui générait des revenus de licences de propriété intellectuelle. L'administration fiscale avait appliqué la clause de "switch-over", bien que cette participation ne constituât pas une majorité. La Cour fiscale de Düsseldorf et le BFH ont tous deux rejeté cette application.
Le BFH a motivé sa décision en soulignant que la formulation de l'article 20, paragraphe 2, de l'AStG et son contexte systématique (articles 7 et suivants) impliquent une maîtrise de droit ou de fait de la société étrangère par le contribuable allemand. L'application de la clause sans cette condition de contrôle conduirait à une imposition disproportionnée, contraire à son objectif.