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Des associations de psychologues allemands s'opposent à l'assouplissement de la loi sur le temps de travail

Les associations allemandes BDP, DGPs et PASiG critiquent les projets de modification de la loi sur le temps de travail. Elles craignent que ces mesures nuisent à la santé des employés et réduisent la productivité.

26 juin 2026
Des associations de psychologues allemands s'opposent à l'assouplissement de la loi sur le temps de travail

Berlin – L'initiative Arbeits- & Organisationspsychologie in Gesundheits- und Arbeitssicherheit (AOP-GA), représentant l'Association des psychologues professionnels allemands (BDP), la Société allemande de psychologie (DGPs) et l'Association professionnelle de psychologie pour la sécurité et la santé au travail (PASiG), a exprimé sa ferme opposition aux amendements proposés à la loi allemande sur le temps de travail (ArbZG).

Les associations soutiennent que les propositions actuelles, qui comprennent l'allongement des heures de travail quotidiennes et le passage d'une limite quotidienne de huit heures à une limite hebdomadaire, ne sont pas étayées par des preuves scientifiques. Elles affirment que de tels changements pourraient nuire à la santé des employés, diminuer la productivité et exacerber les pénuries de main-d'œuvre existantes.

Selon les groupes de psychologie, la loi actuelle sur le temps de travail permet déjà une flexibilité considérable tout en établissant des normes de protection cruciales. Ces normes, telles que la période de repos minimale de 11 heures entre les shifts, sont ancrées dans des décennies de recherche visant à préserver la capacité de travail à long terme et le bien-être.

"L'assouplissement de la loi est contraire à la recherche empirique et risque d'aggraver les problèmes mêmes qu'elle prétend résoudre", ont déclaré les associations. Elles soulignent que la recherche indique que les journées de travail prolongées et les shifts de nuit peuvent perturber les rythmes circadiens et le sommeil, augmentant ainsi le risque de maladies cardiovasculaires, de dépression et de diabète de type 2, ainsi qu'une diminution de la productivité.

Le BDP, le DGPs et le PASiG exhortent les décideurs à tenir compte du consensus scientifique, en soulignant que tout ajustement des réglementations sur le temps de travail ne doit pas compromettre la santé et la performance durable de la main-d'œuvre.

Source originale: bdp-verband.de