L'Allemagne améliore les avantages fiscaux pour les plans d'actionnariat salarié
L'Allemagne a amélioré la réglementation fiscale des plans d'actionnariat salarié à compter du 1er janvier 2024. Les nouvelles dispositions élargissent la taille des entreprises éligibles et prolongent les délais de report d'imposition.

Depuis le 1er janvier 2024, l'Allemagne a mis en place des améliorations notables concernant l'environnement fiscal des plans d'actionnariat salarié, grâce à la "Loi sur le financement de l'avenir" (Zukunftsfinanzierungsgesetz). Ces modifications visent à réduire les obstacles pour les entreprises, en particulier les startups, dans leur capacité à offrir des incitations en actions à leurs employés.
La législation révisée aborde le problème du "revenu sec", où les employés étaient auparavant imposés sur les avantages en actions avant même de pouvoir les vendre. Les nouvelles règles permettent un report de l'imposition jusqu'à la vente des actions, soit en prolongeant la période de report à 15 ans, soit en permettant aux employeurs d'assumer l'entière responsabilité de l'impôt sur les salaires lors de la vente. Cela offre une plus grande liquidité aux employés et réduit les charges financières immédiates.
De plus, les critères définissant une entreprise startup éligible ont été élargis. Les entreprises peuvent désormais compter jusqu'à 1 000 employés, et les seuils de chiffre d'affaires ou de total du bilan ont été considérablement augmentés. La limite d'âge d'une entreprise pour être considérée comme une startup selon ces réglementations a également été étendue de 12 à 20 ans, élargissant ainsi l'applicabilité du régime fiscal favorable.
Outre les changements spécifiques aux startups, l'allocation fiscale annuelle pour les plans d'actionnariat salarié généralisés a été portée à 2 000 €. Cette augmentation s'applique à tous les employeurs, pas seulement aux startups, rendant ces plans plus attractifs dans l'ensemble.
Alvarez & Marsal, une société mondiale de services professionnels, a souligné ces changements législatifs, insistant sur l'importance de consulter un conseiller fiscal lors de la structuration des plans d'actionnariat salarié pour garantir la conformité et maximiser les avantages.