L'Allemagne reporte sa décision sur les 'minijobs' dans un climat d'incertitude
Le gouvernement allemand a reporté à l'automne les décisions concernant d'éventuelles réformes des 'minijobs'. Ces changements pourraient réduire le revenu net des employés et augmenter les coûts pour les entreprises.

Le gouvernement allemand a reporté à l'automne les décisions relatives à d'éventuelles réformes des "minijobs" (emplois à bas salaire à temps partiel). Ce report crée une incertitude tant pour les employés qui dépendent de ces revenus supplémentaires que pour les employeurs qui font appel à cette main-d'œuvre flexible.
Il a été annoncé à Berlin que le taux forfaitaire de cotisation des "minijobs" passerait de deux à cinq pour cent du salaire. Cela entraînerait une réduction du revenu net d'environ 50 euros par mois pour les employés, en plus d'éventuelles cotisations de santé et de dépendance. Marcel Quitschau, étudiant en génie mécanique à Magdebourg et travaillant comme serveur, souligne l'urgence : "Je dépends du minijob, c'est ma source de revenus." Tim Liesegang, propriétaire du restaurant "Le Frog", exprime également son inquiétude et souhaite une décision rapide pour planifier ses activités.
Dans le Land de Saxe-Anhalt, on comptait 90 200 "minijobs" au premier trimestre, pour un total de 6,8 millions à l'échelle nationale. Ces emplois se trouvent principalement dans le commerce, la restauration et les services divers tels que le nettoyage et l'entretien. De nombreuses personnes occupent également un "minijob" en plus de leur emploi principal pour compléter leurs revenus sans impôts.
Marco Langhof, président des employeurs de Saxe-Anhalt, qualifie la réglementation proposée d'"opération audacieuse à cœur ouvert de l'économie". Il souligne l'importance des "minijobs" pour gérer les pics d'activité et assurer la flexibilité. Une suppression ou une modification significative de ces postes imposerait des coûts et des charges supplémentaires aux entreprises. M. Langhof espère un dialogue continu avec les parties prenantes et une réglementation finale plus équilibrée.