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Santé

Giovanni Rubeis étudie l'éthique médicale à l'ère de la numérisation

Giovanni Rubeis, directeur de la Division d'éthique biomédicale et de santé publique de l'Université Karl Landsteiner, recherche l'impact de la numérisation sur la médecine.

9 juillet 2026
Giovanni Rubeis étudie l'éthique médicale à l'ère de la numérisation
Image générée par IA à titre d'illustration

Il y a deux ans, l'Université des sciences de la santé Karl Landsteiner a créé la Division d'éthique biomédicale et de santé publique, nommant le Professeur Giovanni Rubeis pour la diriger.

La division se concentre sur la recherche de la manière dont la numérisation et l'intelligence artificielle transforment la médecine et des questions éthiques soulevées par ce changement. Rubeis souligne que les problèmes éthiques ne sont pas des facteurs externes mais découlent des actions des professionnels de la santé, notant une croissance constante de la sensibilisation et de l'engagement sur ce sujet au cours de la dernière décennie.

Rubeis a commencé à examiner la numérisation en médecine il y a sept ans, devenant l'un des premiers experts dans le monde germanophone à étudier les implications éthiques des nouvelles technologies. Il pense que l'IA crée une perturbation fondamentale dans la pratique médicale, les structures et les relations. Son livre, "Ethics of MedicalAI", devrait être publié en 2024, et il considère la transformation numérique comme la question éthique la plus urgente actuellement.

La division emploie une équipe multidisciplinaire possédant une expertise en philosophie, éthique, sciences sociales, médecine, santé publique et soins. Rubeis prévoit une augmentation des défis éthiques en raison de la complexité croissante de la société et des soins de santé. De plus, la réticence croissante des patients à laisser les décisions concernant leur santé uniquement aux médecins présente de nouveaux dilemmes pour les professionnels de santé.

Rubeis se décrit comme un chercheur curieux et axé sur les solutions, considérant que la combinaison de ses différents rôles constitue le principal défi. Il précise que les technologies telles que l'IA ne remplacent pas les humains, mais peuvent servir d'outils auxiliaires. À l'avenir, il espère une collaboration plus intégrée entre les humains et la technologie.

Source originale: kl.ac.at