Imposition minimale mondiale : BDO analyse l'évolution de la réglementation
Les entreprises internationales dont le chiffre d'affaires dépasse 750 millions d'euros doivent respecter une imposition minimale mondiale de 15 %. En Allemagne, la loi est entrée en vigueur le 1er janvier 2024.

Le cabinet de conseil fiscal BDO AG a publié une analyse des développements et des implications de l'impôt minimum mondial, connu sous le nom de Pilier 2.
Le nouveau régime fiscal impose aux entreprises multinationales réalisant un chiffre d'affaires d'au moins 750 millions d'euros de payer un taux d'imposition effectif de 15 % sur leurs bénéfices, quel que soit leur pays d'établissement. L'Allemagne a mis en œuvre sa loi nationale sur l'impôt minimum le 1er janvier 2024, obligeant les entreprises locales à se conformer à ces nouvelles exigences.
BDO note que le Pilier 2 reste un sujet important dans les discussions politiques nationales et internationales. Cependant, les contre-mesures potentielles des États-Unis, qualifiées de "Revenge Tax", ont été évitées grâce à une déclaration commune des pays du G7. L'OCDE a depuis finalisé les réglementations, et l'Allemagne a promulgué des ajustements législatifs en décembre 2025 avec la loi "Mindeststeueranpassungsgesetz" (MinStAnpG).
La loi allemande introduit des changements substantiels, particulièrement pertinents pour les entreprises familiales et les groupes internationaux. Les rapports consolidés peuvent désormais servir de source de données qualifiée pour le calcul des règles de "Transitional Safe Harbour" ainsi que pour le calcul complet de l'impôt minimum mondial (Full GlobE Calculation), simplifiant ainsi le processus pour les entreprises.
De plus, la loi comprend de nouvelles dispositions anti-abus visant à prévenir l'évasion fiscale, notamment par des mesures étatiques facilitant la reconnaissance des impôts différés. Une tentative a également été faite pour inclure une disposition permettant la reconnaissance d'un excédent d'impôts différés actifs pour les calculs du Pilier 2, bien que l'interprétation basée sur la formulation législative actuelle reste incertaine.