GSK : résultats positifs pour le dostarlimab dans le traitement du cancer du rectum
Une étude de phase II montre que 76 % des patients atteints d'un cancer du rectum localement avancé ont obtenu une réponse complète sous dostarlimab.

GSK a communiqué les résultats intermédiaires de son essai clinique de phase II AZUR-1, évaluant le dostarlimab (commercialisé sous le nom Jemperli) en monothérapie chez des patients présentant un cancer du rectum localement avancé de type MSI-H/dMMR. Les données indiquent qu'une réponse complète a été observée chez 76 % des patients évaluables, sans aucune trace résiduelle de la maladie.
Les traitements standards actuels pour ce type de pathologie, basés sur la chimiothérapie, la radiothérapie et la chirurgie, sont souvent associés à des séquelles fonctionnelles importantes. L'approche testée par GSK permet d'envisager une stratégie de préservation d'organe, offrant une alternative moins invasive pour certains patients éligibles.
Le Dr Andrea Cercek, investigatrice principale, souligne que l'absence de récidive après plus de deux ans de suivi renforce la confiance dans cette méthode thérapeutique. Le profil de tolérance du médicament reste conforme aux observations antérieures sur les tumeurs solides, les effets indésirables les plus fréquents étant la fatigue et les éruptions cutanées.
Les détails complets seront présentés lors du prochain congrès de l'ESMO. Déjà autorisé pour cette indication aux États-Unis, le traitement fait actuellement l'objet d'examens réglementaires dans plusieurs autres régions du monde via l'initiative Project Orbis.