Gymshark : une action collective pour déclarations trompeuses sur les partenariats d'influenceurs
La marque de vêtements de sport Gymshark fait face à une action collective alléguant le non-respect des obligations de divulgation pour les partenariats avec des influenceurs sur les réseaux sociaux. La procédure met en cause la stratégie marketing de longue date de l'entreprise.

La marque de vêtements de sport Gymshark fait désormais l'objet d'une action collective proposée. Déposée aux États-Unis et au Canada, la plainte allègue que l'entreprise a omis de divulguer correctement ses partenariats rémunérés avec des influenceurs sur les réseaux sociaux, enfreignant ainsi les directives de la Federal Trade Commission (FTC).
L'action en justice, initiée par Mihaela Lupea, résidente de Floride, au nom d'un groupe de consommateurs, affirme que Gymshark conclut des accords avec des influenceurs pour promouvoir ses produits. Ces promotions apparaissent sur les réseaux sociaux sans étiquettes claires indiquant qu'il s'agit de publicités ou de partenariats rémunérés. La plainte soutient que cette omission délibérée trompe les consommateurs en leur faisant croire que les créateurs de contenu utilisent les produits Gymshark de manière organique, influençant ainsi négativement leurs décisions d'achat.
La plainte suggère que cette pratique n'est pas accidentelle mais constitue une stratégie commerciale centrale employée par Gymshark depuis sa création. Fondée en 2012 par Ben Francis, l'entreprise basée au Royaume-Uni a connu une croissance rapide en envoyant des produits gratuits à des YouTubers fitness populaires, atteignant le statut de licorne en 2020.
Plusieurs exemples de publications d'influenceurs sont cités dans la plainte. Ces publications auraient fait la promotion des produits Gymshark et même de ventes à venir, mais sans les divulgations requises. Selon la plainte, Gymshark et ses partenaires auraient "fait de grands efforts pour dissimuler" leurs relations commerciales, ce qui permettrait prétendument à la marque de fixer des prix plus élevés que ceux de ses concurrents. Des actions en justice similaires ont déjà ciblé Alo Yoga et Revolve.
Gymshark a annoncé environ 646 millions d'euros de ventes entre août 2024 et juillet 2025, bien que les bénéfices avant impôts aient connu une baisse significative. L'entreprise n'a pas encore commenté l'action en justice.