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Science

L'hibernation chez la souris entraîne une perte significative de synapses

Des chercheurs de l'Okinawa Institute of Science and Technology ont observé qu'un état d'hibernation chez la souris efface plus de la moitié de leurs synapses. Malgré cela, les souris semblent conserver leurs souvenirs.

22 août 2026
L'hibernation chez la souris entraîne une perte significative de synapses

Des scientifiques de l'Okinawa Institute of Science and Technology (OIST) au Japon ont découvert une perte significative de synapses, les connexions entre les neurones, chez des souris induites dans un état d'hibernation. L'étude, publiée dans Science, remet en question les théories existantes sur la manière dont les souvenirs sont stockés et maintenus.

L'hypothèse prédominante pour le stockage de la mémoire suggère que les connexions entre les neurones se renforcent et croissent physiquement lors de l'apprentissage. Cependant, ces connexions sont plastiques et changent continuellement. Kazumasa Tanaka, neuroscientifique à l'OIST, note que l'arrangement de ces connexions peut différer radicalement même en quelques jours.

L'équipe de recherche de Tanaka visait à comprendre comment des souvenirs qui durent des années pourraient résider dans un matériel neuronal qui change si fréquemment. Ils ont induit un état d'hibernation chez des souris, entraînant l'effacement de plus de la moitié de la structure de leurs synapses. Paradoxalement, les souris semblaient avoir conservé leurs souvenirs malgré cette perte synaptique étendue.

La recherche a utilisé une technique développée par Takeshi Sakurai, neuroscientifique à l'Université de Tsukuba et collaborateur de l'étude. Cette méthode active artificiellement une population de neurones Q dans l'hypothalamus, déclenchant l'état d'hibernation. Ce circuit neuronal est conservé chez les mammifères, même chez les espèces qui n'hibernent pas naturellement.

Ces découvertes soulèvent de nouvelles questions sur la persistance de la mémoire en l'absence des structures synaptiques physiques précédemment supposées et offrent de nouvelles perspectives sur la neurobiologie de la mémoire.

Source originale: arstechnica.com