Hausse de la taxe sur le tabac : le BVTE prévient qu'elle ne résoudra pas les problèmes de l'assurance maladie
L'Association allemande de l'industrie du tabac et des nouveaux produits (BVTE) met en garde contre les propositions d'augmentation significative de la taxe sur le tabac pour financer l'assurance maladie légale (GKV) en Allemagne, affirmant que cela ne résoudra pas les problèmes structurels et risque d'alimenter le marché noir et l'inflation.

Berlin, le 30 mars 2026 – L'Association allemande de l'industrie du tabac et des nouveaux produits (BVTE) a exprimé sa préoccupation face aux recommandations visant à stabiliser le système d'assurance maladie légale (GKV) en Allemagne, notamment la proposition d'une augmentation substantielle de la taxe sur le tabac. L'association estime que cette mesure ne résoudra pas les coûts croissants du système de santé, mais aggravera la situation.
Selon le BVTE, les projections de recettes fiscales supplémentaires, estimées à 14,8 milliards d'euros d'ici 2031, sont basées sur des hypothèses irréalistes. Jan Mücke, directeur général du BVTE, a déclaré que les augmentations répétées de la taxe sur le tabac dans le passé ont conduit à des changements de comportement des consommateurs vers des alternatives moins chères ou le marché noir, sans réduire significativement la consommation.
Le BVTE cite l'expérience allemande entre 2002 et 2005, où plusieurs hausses de taxes sur le tabac ont entraîné une baisse des ventes légales et un renforcement du marché illégal. L'association estime que l'augmentation proposée du prix moyen d'un paquet de cigarettes à 11,60 euros d'ici 2031 pourrait accroître l'inflation globale d'environ 0,5 point de pourcentage.
L'organisation souligne que les défis financiers de la GKV sont d'ordre structurel et ne peuvent être résolus par des recettes fiscales supplémentaires. Le BVTE pointe du doigt les coûts administratifs élevés et les structures inefficaces des nombreuses caisses d'assurance maladie comme problèmes majeurs. Mücke a ajouté que les fumeurs ne devraient pas être considérés comme la "vache à lait de la nation" et que de véritables réformes structurelles sont nécessaires.