L'IA d'IBM traite 94 % des demandes RH, mais l'entreprise prévoit d'augmenter ses embauches
L'assistant IA d'IBM, AskHR, traite désormais 94 % des requêtes RH de routine. Malgré ce succès d'automatisation, l'entreprise prévoit de tripler ses embauches de jeunes diplômés aux États-Unis en 2026.

IBM a développé un assistant d'intelligence artificielle, AskHR, qui traite désormais 94 % des demandes habituelles du département des ressources humaines de l'entreprise. Ce niveau d'automatisation représente une réussite significative, pourtant IBM a annoncé son intention de tripler ses embauches de jeunes diplômés aux États-Unis pour 2026.
La décision stratégique d'augmenter les embauches découle des 6 % restants de requêtes nécessitant un jugement humain, des considérations éthiques et une gestion des exceptions, que l'IA ne peut pas gérer. Cela souligne que la valeur fondamentale des employés humains réside souvent au-delà des tâches routinières et dans leur capacité à naviguer dans des situations complexes.
L'expérience d'IBM n'est pas unique. Des données récentes de Robert Half indiquent que 32 % des responsables du recrutement aux États-Unis ont supprimé des postes en raison de l'IA, pour ensuite réembaucher pour des postes similaires. Dans le secteur financier, ce chiffre atteint 44 %.
Les recherches d'Orgvue soutiennent davantage cette tendance, révélant que 55 % des dirigeants qui avaient réduit leurs effectifs en raison de l'IA considèrent désormais cela comme une erreur. Gartner prévoit que d'ici 2027, la moitié des entreprises ayant supprimé des emplois pour l'IA réembaucheront pour des postes similaires.
Ces développements offrent une leçon essentielle aux entreprises envisageant l'adoption de l'IA. Une cartographie approfondie des fonctions du travail et l'identification des rôles nécessitant un jugement humain doivent précéder toute réduction d'effectifs afin d'éviter un besoin potentiel de réembauche future.