Le ministère indien des Finances: les futurs frais UPI s'appliqueront à certains commerçants, pas aux consommateurs
Le ministère indien des Finances a précisé que d'éventuels futurs frais sur les transactions UPI ne s'appliqueraient qu'à certains commerçants, et non aux utilisateurs finaux. Cette mesure vise à assurer la durabilité des systèmes de paiement numérique.

Le ministère indien des Finances a clarifié la question des potentiels futurs frais de transaction sur le système Unified Payments Interface (UPI). Le ministère a assuré que les consommateurs ne seraient pas tenus de payer de frais pour l'utilisation de l'UPI. Tout futur taux de remise pour les commerçants (Merchant Discount Rate, MDR) ne s'appliquerait qu'à un groupe restreint de commerçants dépassant un certain seuil et serait de nature nominale.
Cette clarification répond aux inquiétudes suscitées par un nouveau projet de loi autorisant les banques et les sociétés de paiement à facturer des frais aux commerçants pour les transactions UPI. Bien que les consommateurs ne paient pas directement, la crainte était que les commerçants ne répercutent ces coûts. Le ministère a souligné que si un MDR était introduit, il serait nettement inférieur aux taux actuels des cartes de crédit ou de débit, qui peuvent varier de 1 % à 3 % de la valeur de la transaction.
Toutes les transactions UPI de personne à personne (P2P) resteront gratuites. Les décisions futures concernant d'éventuels frais MDR seront prises uniquement après l'adoption du projet de loi par le Parlement. Par la suite, la National Payments Corporation of India (NPCI) déterminera les détails, y compris les seuils et les taux, certaines informations suggérant des frais potentiels de 0,25 % à 0,4 % pour les transactions UPI importantes des commerçants.
Le ministère a indiqué que cette modification est nécessaire pour garantir la durabilité à long terme de l'écosystème UPI. La croissance des volumes de transactions et la nécessité d'investir dans la cybersécurité, la prévention de la fraude et l'infrastructure exigent un modèle de revenus auto-suffisant. Le gouvernement a également démenti les informations faisant état d'influences extérieures sur les changements de politique, les qualifiant de fausses et trompeuses.